31 mars 2008
De l'idée au coup de crayon !
Blotti au creux de cet arbre de marbre, il attend.
Contemplatif, le regard empli d'une lueur étincelante, il médite.
Ébouriffé tel un gamin mal coiffé il observe sans cesse ses aller-retour incessants. Elle, elle le regarde aussi... Elle se demande toujours s'il lui manque quelque chose, si une touche d'orangé lui conviendrait... Trois ans d'observation, de passages furtifs ou prolongés dans cet atelier sans oser le toucher, sans oser lui parler.
Entre miroirs et cailloux ordinaires ou précieux, entre ses murs où les reflets de la nature se mirent à perte de vue, elle tourne, elle vire, à la recherche du moindre éclat qui servirait à embellir son emblème niché dans ce tronc rosé au coeur duquel brillent fragments d'or sicis en opposition aux simples galets de l'océan mais qui confèrent à l'ensemble un charme indescriptible, comme si cet oiseau de nuit veillait sur son nid.
Essoufflée mais le coeur léger, elle s'assoit devant lui. Sur sa feuille de papier lisse, elle hésite. Elle n'ose pas, pourtant cette idée l'obnubile ! Mais de son crayon préféré elle esquisse son portrait d'un coup d'un seul !
Cette fois elle en est sûre ! Elle sait qu'à présent elle peut le modifier à loisir... Cercles, losanges et courbes symétriques le parent dorénavant comme un Inca... Un voyage virtuel dans ses pensées, un désir de le redessiner avec d'autres motifs. Devant tous ses possibles, elle imagine et rêve de voir son hibou flambant neuf voleter, se détacher de cet arbre aux fruits d'émeraudes, d'éclats de tessons de bouteilles bleutés et de fossiles marins dénichés, ça et là, au fil de balades matinales.
Peut-être un jour se rêve deviendra-t-il réalité ? ... Qui sait ?....
Croire en ses rêves est sa devise... Cette devise est de rêve !...
Encore sur l'amitié ...
L'amitié nous fait partager de grands moments de bonheur, mais aussi d'immenses peines. L'important est de partager, de s'écouter, de se soutenir.
Henri Grouès, dit Abbé Pierre (1912-2007)
Confessions (2002)
Il est nuisible au développement de l'art et de la science d'imposer par des mesures administratives un style particulier d'art ou une école de pensée à l'exclusion d'une autre.
Mao Tsé-Toung
Une forme d'exclusion
La plupart des hommes sont tellement personnels qu'au fond rien n'a d'intérêt à leurs yeux qu'eux-mêmes et exclusivement eux. Arthur Schopenhauer | ||
30 mars 2008
"L'orgueil, l'éternel orgueil, le besoin de briller et d'étonner le monde par des mérites que l'on n'a pas !"
Georges Courteline
Et vous, qu'en pensez-vous ?
30 janvier 2008
Solitude...
Il n'est de pire solitude que celle qu'on éprouve quand on est deux. Marc Lévy |
27 janvier 2008
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante !
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Saharah brumeux ;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.
Charles Baudelaire ( Spleen )
21 janvier 2008
Les ennuis, c'est comme le papier hygiénique : on en tire un, il en vient dix !
Woody Allen
18 janvier 2008
"Je ne suis qu'un simple reflet comme la lune sur les eaux,
quand tu me vois m'efforcer au bien,
tu te vois toi même"
Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
25 novembre 2007
"J'aime passionnément le mystère parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller."
Charles Baudelaire

